Synopsis du projet

 

Le 20 octobre 1942, un navire quitte le port de Tunis pour Marseille. Le capitaine Pierre Roger  Mercier est à son bord.

Il vient juste  de terminer son temps de commandement d'une batterie au 62è RRA. Un télégramme arrive le même jour de Vichy, Ministère de la guerre, rédigé en ces termes :

"Embarquement par priorité. Premier bateau" (Claude Mercier / Capitaine Maxime)

 

1937 /Pierre (milieu) au camps BOU FICHA - Tunisie ©Archives MERCIER

Agé de 9 ans son fils Claude, mon père, du alors endurer angoisse et silence jusqu'au 26 avril 1948 où il connaîtra le sort réel de son père, le Capitaine Pierre Roger Mercier dit "Maxime" :

Le 2 Septembre 1944, Pierre Roger Mercier, alias Capitaine MAXIME chef des maquis d'Auvergne, est assassiné au château de Harteim, Kommando du camp de concentration de Mathausen.

 

« L'angoisse qui vous ronge de ne rien savoir, de ne pouvoir se représenter la vie de celui qu'on aime, exposé aux dangers en territoire ennemi ; angoisse en imaginant ce qui a pu être enduré dans les maquis, au cours des interrogatoires et des tortures » (Claude Mercier / Maxime)

 

 

« Vint la quête de la mémoire, en l'absence de souvenirs.

Mémoire que je ne rattraperai jamais et dont l'absence à souvent fait de moi un révolté.
J'ai sublimé l'attente, le silence, l'angoisse et la solitude pour faire vivre l'absent, malgré tout. »
 (Claude Mercier / Maxime) 

 

Note de Jean Jacquard adressée à la famille Mercier 1967 ©Archives MERCIER

 

 

Aujourd’hui, les 70 années de recherches de mon père ainsi que les différents manuscrits d’homme de l’ombre ayant combattu au côté de Pierre Mercier « MAXIME » me motivent à vouloir laisser un empreinte de cet homme hors du commun qui voua sa vie au service de la France et à la défense des fondements de la liberté.

Le documentaire photographique «L’élégance de vos absences» sera une enquête visuelle, le prolongement du travail de mémoire de mon père. Je vais travailler à retranscrire l’itinéraire de Pierre Roger MERCIER, ce qui forgea son identité, son humanité et sa conviction sans failles jusqu’aux dernières heures de sa vie à lutter durant les années sombres de la France.

 

Suite à différentes résidences en France, Tunisie et Autriche, mon écriture photographique s'efforcera de retranscrire l’émotion des lieux de mémoire en écho à la force symbolique des archives photographiques. Les correspondances épistolaires (archives) apporteront de par leur intimité et authenticité un temps de pause, un ryhtme à ces différents tableaux d’une histoire familiale qui fait écho au contexte actuel.

Un hommage aux «Oubliés de la mémoire».  

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Créditsphotos©GillesMercierPhotographe